Six heures du matin, Hanoï s’éveille. Les petit restaurants de Pho (soupe qui accompagne le quotidien de chacun) installent leurs petites chaises de plastiques, les bouillons fument dans la ruelle du vieux cartier. Plusieurs partent vers le parc qui entourre
le lac d’Ho Huan Kiem pour y faire leur exercices matinaux. On fait déjà jouer de la musique pour tous les passants et nous, chanceux de l’hôtel en face. Pas le choix, de toute façon notre déjeuner est servi dès sept heures et les tardifs n’ont droit qu’aux restes des lèves-tôt. Mon père est gardé et ensuite transféré à l’hopital français de Hanoï pour quelques jours, histoire de le remettre sur le« piton ». Attendant son retour à l’hôtel, nous passons nos journées à visiter la ville et rendre visite à mon père qui ne manque pas de faire rigoler tout le personnel infirmier. Son médecin, un vietnamien qui parle très bien français et anglais, nous assure que tout ira mieux, qu’il ne faudra que du repos afin de reprendre des forces pour son retour en avion au pays. Mon père, lui, n’écoute pas. Il n’y a qu’une chose qui l’importe: une crème glacee Häagen-Dazs! Je dois t’avouer mon cher père, tu nous demandais la lune: nous n’en avons encore pas trouver en ce coin de l’Asie après quatre semaines de voyage. Qui sait les cambodgiens ont-ils eût l’idée d’en importer…
Hanoï est magnifique. Il fait chaud, mais c’est pareil dans tout le pays. La seule chose qui lui manque c’est un accès à la mer pour se baigner l’après midi. Il y a plein de chose à faire, à voir et à manger. De «la vache qui rit» du dépanneur aux rouleaux de printemps frits du
New Day, en passant par les succulants mets vegetariens du Tamarind et les Pringles aux algues, ici on mange comme des rois. Bien sûr, dans les règles de l’art… un soir, au restaurant 69, moi et ma mère attendions nos plats. La serveuse m’en amène un que je n’avais pas commandé, j’y plonge ma cuillère, mais me rends vite compte de l’erreure. Elle repart donc avec le bol de soupe. J’entame alors mon riz: surprise une charmante cocquerelle a le dos collé dans ma cuillère et s’agite de peur en voyant mon sourire en coin…j’ai bien fait de ne pas avoir goûté au bouillon du Pho au cafard! Ce n’est pas tout, au départ de mes parents nous retournons au restaurant New Day, un peu plus local, un peu moins propre, mais excellent et bon marché. Je lève les yeux au plafond…un rat a le derrière qui pend d’un trou ( il doit avoir trébucher le pauvre) et tente éperdument de regagner le plafond, ni vu ni connu, avant qu’un serveur ne le repère. Plusieurs sourient. Les murs doivent être un de ces mondes à part où souris et rats vivent en communautés, parlent et cuisinent des gâteaux au chocolat le dimanche.
Retournons à notre Hanoi plus mystique. Les temples. Il y en a partout dans la ville, certains sont des sites plus officielles pour les touristes et d’autres sont des temples de cartiers proposants souvent quelques activités. Un jour, moi et Jean-simon on achète au hazard trois billets pour un spectacle donné à deux coins de rue de l’hôtel. Pourquoi pas. Musique traditionnelle vietnamienne dans un temple du cartier, ma mère va aimer! Le petit concert s’annonça des plus intérressant. Nous étions à peine quinze dans l’assistance. On eut droit à la musique traditionnelle, le Ca Tru, qui était joué il y de cela plusieurs siècles dans les assemblées et réunions de familles de la noblesse.
Ce vieil art, réintroduit et sauvegarder dans le nord par le biais de l’Unesco et du gouvernement après la guerre, n’est pas des plus simple. La chanteuse chante des poèmes aux notes très complexes et tappe en même temps à l’aide de trois baguettes sur un tapis de bois. Elle doit faire preuve de rythme et de justesse lors de sa prestation. Elle est, en général, accompagnée de quelqu’un qui joue du luth vietnamien et d’un percussionniste, marquant le rythme et indicant les erreures de la chanteuse. À l’époque, l’audience participait aussi au spectacle en venant frapper un vase disposé au devant de la scène. C’est avec ces sons et ceux du percussionniste que la chanteuse s’ajustait et se faisait féliciter. À l’entracte, on eut droit à une démonstration de la prise du thé rituelle qui était autrefois une pratique secrète réservée aux moines et dirigeants spirituels. Malheureusement, cette coutume s’est perdue dans le Vietnam moderne. À Hanoï aujourd’hui, il ne reste que deux commerçants du vrai thé vietnamien, dont le français passionné qui nous a fait la belle démonstration. Le marché est malheureusement aujourd’hui dirigé par Lipton et son goût internationnal…
Une semaine bien remplie avec ma mère pour nous changer les idées et profiter tout de même de ce temps précieux dans la ville. Nous avons donc visiter le Musée Ethnographique avec son exposition permanente et ces jardins où ont été reconstruites grandeur nature plus de six types de maison du Vietnam traditionnel. Le temple de la littérature (Van Mieu) nous a aussi beaucoup plu. Consacré à Confucius et à bon nombre d’érudits, ce fut la première université du pays. Les jardins sont magnifiques et le temple principal sublime. Il est toujours appaisant d’entrer dans un temple, de retirer ses souliers et de contempler les différents hôtels entourés de statues mythiques, le tout dans ce parfum d’encens qui fait voyager.Tout comme en Amérique Latine, tout peut servir d’offrande: faux billets de cent dollars américains, boîte de biscuits, cannettes de coke, fruits, etc. Et il y a toujours ce chanceux qui ramasse le tout pour éviter les éboulements qui semble bien content de sa récolte. Qui mange les offrandes, tout ces beaux fruits et ces bons biscuits?
Nous avions dû annuler notre tour dans la région de Sapa dans les montagnes, mais nous pouvions encore faire un petit tour d’une journée à la pagode des parfums sitiuée à une heure de la ville. Un petit bateau nous mena le long de la riviere Day jusqu’au pied de la montagne Huong. Nous avons alors visité la pagode Thien Tru et Giai Oan qui se trouve à quelques marches de la berge.
Ce fût de loin un des plus beaus complexes religieux que nous vîmes au Vietnam. Un repas nous fut servit. Derrière le hangard où se trouvaient les toilettes, se trouvaient aussi, cachées, des cages remplies de jeunes bergers allemands. Ils étaient entasssés comme de la volaille ce qui nous permis d’en conclure que la viande de chien se retrouve encore dans les assiettes au Vietnam.
Un télépherique conduit tout les touristes en haut vers la grande caverne Huong Tich pour la dernière visite de la journée. Sur le chemin… horreur! Un homme vend de magnifiques lézards à crêtes dans de minuscules bouteilles de plastique. Jean-Simon fait part de son mécontentement à l’homme et à notre sortie de la grotte nous achetons les deux reptiles pour dix dollars. L’homme nous suit sur plusieurs mètres, esperant qu’on les relâche non loin pour qu’il puisse les capturer à nouveau. Oh non monsieur! On redescendit les milliers de marches pour les laisser vers la fin du parcours dans le boisé…ce n’est pas le premier spectacle d’inocentrie dont nous sommes témoins…c’est tout de même frustrant.
La fin approchait, ma mère était malgré tout très contente de son voyage au Vietnam. Mon père lui avait apprécié du balcon la cacophonie hanoïenne et la symphonie de scooter. Le personnel du Golden Wings avaient été parfait. Le porpriétaire et son associé étaient venus deux fois le voir à l’hopital, nous donnant des cadeaux. Le monsieur du déjeuner chaque matin nous souriait avec ses yeux disant: « si seulement je parlais anglais, j’aurais tellement de chose à dire»! Quyen le gars à tout faire ne manquait pas de frotter la bedaine de Buddha. Phuong, Ha, madame Thuy, la jeune femme de ménage qui a de la misère à faire les comptes du frigidaire …une belle équipe qui a vraiment fait de ce séjour un moment spécial. L’idée de repartir et de faire trente heures de voyage ne plaisait ni à ma mere, encore moins à mon pere. L’Asie c’est pas la porte à côté. Le jeudi 1er septembre nous partions donc en soirée vers l’aéroport de Hanoï. Deux semaines, intenses mais si appreciées avec mes deux parents adorés. Les yeux dans l’eau, ce fut dur mais en même temps réconfortant de les voir repartir vers la maison. Maman, papa, je vous aime! Tam Biet!
Jo directement d’Asie
Ce diaporama nécessite JavaScript.














































Sofia reviens et nous propose un tour à Punta Anzota où se trouvent des grottes ayant abrités les peuplades de la côte, les Chincheros, il y a de cela huit mile ans. Pourquoi pas!
















